Barbara Kandiyoti est une céramiste contemporaine belge.
Animée depuis toujours par une profonde curiosité pour les processus de création, elle explore au fil des années différents médiums artistiques – photographie, création de mode, couture ou encore décoration – avant de trouver dans le travail de l’argile son langage d’expression privilégié.
C’est auprès de l’artiste et enseignante Eloise Bonehill qu’elle développe progressivement son intérêt pour la sculpture. La nature devient alors sa principale source d’inspiration, et plus particulièrement l’univers des champignons, dont les formes, les cycles de vie et les capacités de transformation nourrissent sa recherche artistique.
Pour Barbara Kandiyoti, le travail de la terre constitue à la fois une découverte technique, esthétique et spirituelle. Son approche repose sur une écoute attentive de la matière : comprendre l’argile, accepter ses tensions, ses craquelures et ses imprévus, tout en développant une maîtrise technique qui laisse place à ce qui échappe au contrôle. L’association de la terre à d’autres matériaux, notamment le bois, s’inscrit naturellement dans cette démarche. À l’image d’une fleur fanée, d’un tronc fissuré, d’une branche rompue ou d’un champignon renversé, ses œuvres célèbrent l’imperfection comme manifestation du vivant. Les accidents de fabrication, les irrégularités ou les fissures deviennent ainsi des éléments constitutifs de la pièce, lui conférant sa singularité et sa vitalité.
Au-delà de l’apprentissage de la céramique, sa pratique s’inscrit dans une réflexion plus large sur la connaissance de soi et sur la relation au monde. Chaque œuvre participe d’un cheminement personnel où la création devient un espace d’exploration autant artistique qu’humaine.
Son intérêt pour les champignons se déploie à plusieurs niveaux. Fascinée par leur beauté organique, elle s’intéresse également à leurs propriétés régénératrices ainsi qu’à leur place croissante dans les réflexions contemporaines autour de la santé physique et mentale. À travers ses sculptures, elle explore ainsi les liens subtils entre transformation, résilience et interdépendance du vivant.